chengyu du jour
mardi 26 juillet 2011
Toute l'année
vendredi 22 juillet 2011
Un moment suspendu dans l'éternité
lundi 18 juillet 2011
un beau matin de juillet
Un beau matin de juillet, le soleil m'a tiré du lit dés le réveil, et j'ai dit à ma carcasse il faut te secouer, non non non, ne craignez rien, ce n'est pas celle que vous connaissez, c'est seulement ma petite musique à moi, la musique de mes mots. La voici.
Les préparatifs du matériel, les vérifications des éléments vitaux (cale-pieds, gonflage adéquat) et des accessoires tels que le casque, les lunettes de soleil, le serre-tête (indispensable pour entendre le mp3 malgré le souffle de l'air dans les oreilles) sont déjà parti prenante de la sortie en nous mettant dans l'état d'esprit du pédaleur.
Et voilà c'est parti, on se lance, modestement d'abord, histoire de voir avant d'être déjà trop loin pour retourner sans déplaisir, s’il n'y a pas un petit détail que l'on a oublié, et aussi, franchement, afin de se donner une excuse pour pas piocher trop vite dans les pédales et se casser les mollets dès le départ.
Aujourd'hui vais-je essayer de filer comme une flèche ou musarder en profitant du paysage ? Je déciderai de cela après les quelques milles ou deux milles premiers mètres parcourus, selon le ressenti, après avoir ralenti puis accéléré en slalomant entre les tronçons de piste cyclable, très roulants et les autres passages moins adaptés et qui se chargent de casser votre rythme, vous obligeant à relancer, debout sur les pédales telles les danseuses, selon l'expression consacrée dans les pelotons. À tout le moins, vous aurez déjà senti si le vent était plus frais que vous ne l'aviez supposé, ou si au contraire le trajet du jour favorisera une suée précoce.
Mais déjà, une première rencontre égaye votre parcours matinal. En l'occurrence une de ces personnes qui oeuvrent pour nous même en ces jours fériés, et tellement habituelles à nous qu'elles en passent inaperçues ; mais que certains d'entre vous ont même pratiqué un temps, parfois court tant il est ingrat, les livreurs de journaux.
Et ce ne seront pas les seules rencontres de ces travailleurs de l'ombre des dimanches et jours fériés, puisque parfois dans le même genre on voit aussi maintenant les distributeurs de publicité, ces mêmes pubs qui envahissent nos boites à lettres (devenues, elles, si rares par contre).
Puis un peu plus loin, à la sortie du chemin des champs, c'est un écart léger, mais brusque qui vous permet d'éviter à la dernière seconde, au beau milieu de la route et de votre trajectoire, l'escargot dont vous avez eu le temps d'apercevoir les deux tentacules appelés communément ses cornes toujours en mouvement à la recherche de son chemin, car lui aussi va quelque part, mais à son rythme pédestre. Et où va t'il ? Le sait-il lui même ?
Mais devant le petit carré de pelouse fraîchement tondue qui agrémente le parterre de ce petit immeuble, c'est une toute autre question qui vous vient soudainement à l'esprit. Tout en vous rendant compte de votre chance de pouvoir vous promener ainsi de bon matin dans la nature et de profiter des simples plaisirs de la vie, vous vous demandez dans la même réflexion si dans cet immeuble, ou un autre pas loin, ou certainement un autre, quelque part, il n'y a pas une ou l'autre personne maintenant agée, qui ne serait jamais partie en vacances et peut être même jamais quitté son quartier, son village, ou sa région. Et vous vous demandez ce que cette personne a fait de sa vie. Peut-elle avoir des regrets ? Faut-il voyager, avoir vu des paysages immenses et inconnus, des personnes totalement différentes de nous, et vécues des quantités de situations, d'événements, de rencontres, de drames ou de bonheurs pour penser à juste titre avoir vécu et suffisamment usé de sa vie ?
Et si oui, dans quelle limite, vous-même, en avez-vous assez connu ? La question peut-elle se poser à vous ? Car autant l’on sait bien que tout est relatif et question de ressenti et de circonstances plus ou moins fortuites, autant on se doute bien que l'on ne connaitra jamais la réponse. Etrange questionnement me semble-t-il ?
Est ce là un des bienfaits des plaisirs simples comme celui de pédaler en plein air que de faire surgir dans votre esprit de telles réflexions ? Mais peut être que cet autre cycliste que je croiserai plus tard ne pensera lui qu'à ses fleurs, légumes et pelouse à arroser avant la grande chaleur et tel autre au modèle de son prochain mobile ou à la destination de sa prochaine croisière ? Je peux maintenant tranquillement rattraper et doubler sans ostentation ce jogger ( joggeuse, oui plutôt, d'après son postérieur). C’est qu'il est quand même plus facile, vous semble-t-il alors, de pédaler que de courir, les quelques moments ou l'on se permet de faire roue libre sont quand même un doux réconfort. Et il semble bien dans le petit coup d'oeil qu'elle vous lance lorsque vous êtes à sa hauteur qu'elle le pense en effet elle aussi en répondant à votre bonjour, et aimerait bien pouvoir en faire autant, mais elle ne peut tout de même pas décemment marcher tant que vous êtes dans son champ de vision, alors qu’à vélo, votre non-pédalage passe totalement inaperçu et même comme un geste volontaire totalement du domaine de l'effort sportif.
C'est maintenant à peine plus loin, le début du slalom entre route et trottoir pour éviter l'arrêt aux feux rouges qui stoppent les quelques véhicules que vous redépassez d'ailleurs à cette occasion avec un plaisir évident, mais pas si évident à cacher. Par contre heureusement que vous évitez cette chute possible en descendant du trottoir un peu plus haut que vous ne l'aviez jugé et qui vous rappelle à juste titre qu'il faut toujours regarder devant ses roues lorsqu'on se déplace à deux roues, surtout que vous auriez sûrement pas eu bonne mine devant les conducteurs que vous veniez de rattraper, ils auraient sûrement à leur tour eu du mal à cacher leur émotion.
Tiens, je viens de passer devant pole-emploi où j'avais quelques rendez-vous encore le dernier semestre, et puisque me voici maintenant devant le cinéma, je vais y noter les heures des séances du film que nous voulons aller voir cette semaine, cela m'évitera d'allumer le PC au retour. Ensuite, je passerai à la librairie et noterai quel est le jour ou le libraire est de retour de vacances et fait sa réouverture, je ne suis plus très sur de la date que j'y ai lu l'autre jour ou j'y suis allé pour rien puisqu'il était fermé pour ses congés annuels. Mais pourquoi donc de nombreux passants que l'on rencontre ont-ils un aspect patibulaire ou pour le moins et pour être agréable, non avenant, plutôt que souriant et sympathique? Peut-être parce que c'est la meilleure façon, pensent-ils à juste titre, de ne pas être abordé ?
En voici un autre, d'ouvrier matinal des jours fériés, cet employé municipal qui nettoie la fontaine à l'aide d'une épuisette. Il semble que ce ne soit pas inutile, à en juger par la rapidité de ses gestes. Étonnamment ceci me ramène à l'esprit cette tendance à tout requalifier de bio, du moins dans l'intention, et je pense soudain que je n'ai pas encore vu de salon de coiffure pour femme se proclamant Bio ou au moins « au plus bio possible», il est vrai que ce doit être un sacré défit pour eux quand on voit le nombre de produits qu'ils utilisent, ils ne sont sans doute pas prêts à lâcher leurs aérosols et autres pâtes, onguents et colorants. Mais peut-être est-ce là une réflexion bêtement masculine ? Et voici le port, encore endormi, et sa trentaine de bateaux, ondulant mollement dans le silence et un léger voile de brume matinale. L'un ou l'autre fera-t-il une petite virée aujourd'hui ou bien sont-ils tous à quai à l'année et leurs propriétaires même pas à bord ?
Dans le quartier des hotels, un étrange homme plutôt grand, dans un grand manteau noir qui semble en cuir, avec un chapeau sombre, et un regard tantôt vague tantôt torve, me cause un léger sentiment de malaise, je préfère ne pas avoir idée de ce que peuvent être ses pensées. L’abord de la gare est comme toujours l'endroit déjà le plus animé de la ville. L'éternel, mais jamais le même cependant homme faisant la manche, est déjà là, comme toujours, devant les portes automatiques de la gare.
Un peu plus loin, un petit homme avec un accordéon sur l'épaule avance à petits pas puis s'arrête et repart, il semble hésiter sur le lieu où il passera sa journée ?
Est-ce ici qu'il va utiliser son instrument ou est-il seulement de passage ?
Après avoir soigneusement cadenassé ma rossinante au seul poteau encore libre, sous le regard attentif d'une passagère du tram en attente de départ, alors que la gamine qui doit être sa fille est complètement ignorante de mes gestes, me voici au kiosque à journaux, puisque celui-ci est au départ, la raison affichée de ma ballade. Mais le tour en est vite fait, le connaissant par coeur, et sachant que celui-ci est un des mieux agencés de la région, j'y trouve en un rien de temps les revues et journaux que je souhaite feuilleter. L'endroit est très agréable, car on y ressent un peu de cette ambiance particulière des gares, des départs et des voyages.
Sans oublier de dire l'envie retenue de dire à cette inconnue qui vient de passer près de vous : «qu'est-ce que votre parfum est agréable», mais cela pourrait être pris pour une tentative de drague, et franchement, au moins un détail ne s'y prête pas, c'est la tenue du cycliste, cycliste qui malgré tout tient à garder sa dignité, qui pourrait là prendre un coup. Mais déjà, quelques titres d'articles du jour me ramènent à une réalité plus terre-à-terre : À quoi sert l'art ? Pourquoi les livres ne se vendent plus ? Questions philosophiques > L'amour (vaste, immense sujet) et quelques autres plus sportifs ou militaires.Un peu plus loin sur la droite, prés du guichet, les rayons des artistes régionaux ou figurent en bonne place et en quantité des livres de Hansi, Ungerer et Charles Spindler.
Je décide donc ensuite de reprendre mon trajet ; qui aura été aujourd'hui plus promenade que parcours sportif, et de rouler maintenant sur cette place où j'ai si souvent défilé en manifestant l'an dernier (ou bien il y a deux ans déjà, comme le temps passe vite). Puis c'est l'occasion de croiser encore quelques personnes à qui l'on trouve une vague ressemblance avec Olivia Ruiz ou une autre fois, la grande Barbara, la longue dame brune comme le lui avait fait chanter Moustaki.
Mais parfois aussi, outre ces autres travailleurs des jours fériés ; les employés des McQuick attendant l'heure de l'ouverture, une cigarette encore à la bouche, on aperçoit aussi tous ces autres personnages n'ayant pas de signe particulier qui fait qu'on ne prend pas la peine de noter leur rencontre, ceux avec un sachet de croissants à la main ou bien un petit chien, en laisse ou non, et tant d'autres au sujet desquels on se demande, mais très vite, pourquoi ils sont là dans la rue à marcher lentement sans but ni raison. Et puis on se laisse reprendre par l'habitude à la sortie de la ville et on accélère un peu quand même pour avoir eu aussi le petit effort physique qui fait tant de bien, sans oublier de doubler le cycliste-promeneur que l'on voyait tout à l'heure loin devant nous, mais en prenant une allure qui semble le plus naturelle possible au moment de le doubler. De même que dans la dernière petite difficulté, la montée de la passerelle où il vous serait assez désagréable de donner l’impression de peiner, alors que ce couple que vous avez dépassé doit encore vous apercevoir jusqu'en haut de celle-ci.
Mais vous voilà maintenant à nouveau dans votre rue, un peu plus animée que lors de votre départ une bonne heure et demi plus tôt, et qui semblait moins ensoleillée et gaie. Mais vous mettez pied à terre et c'est votre postérieur qui en est bien soulagé, alors que vos jambes vous soutiennent sans souplesse, mais ce n'est que passager et pas si désagréable après tout de sentir un peu plus que d'habitude, ses muscles et ses poumons.
Et qu'est-ce que vous avez faim, en plus, il est grand temps de sauter sur un fruit.
Cnior
dimanche 10 juillet 2011
Equeuter les haricots
La radio en sourdine semble être la même( même sans être sur radio nostalgie).
Le soleil matinal qui pénetre timidement encore par la fenêtre diffuse la même chaleur.
Le petit bruit si léger lorsque la queue se brise n'a pas changé non plus, la même sensation de douceur trés légèrement veloutée sur les doigts.
Le geste trés vite essayé de les prendre et les tenir deux par deux en alignant les queues dans le même mouvement, pour pouvoir les sectionner du même geste.
Un petit coup d'oeil qui tente de jauger presque à chaque fois combien et pour combien de temps il en reste. Estceque cele va être trop long ou trop court, on ne le sait pas encore, et cela fait aussi partie du plaisir.
Et parfois la surprise de découvrir l'un ou l'autre déjà équeuté, surement lors du ramassage lorsque ce n'est que l'un des bouts, ou parce qu'il vous avait échappé (ou bien vous êtiez vous trompé de récipient lorsque vous l'avez déposé ) si les deux bouts sont déjà cisaillés.
Et c'est bien en cela que l'écriture rattache à la vie, elle devient la vie même.
mardi 5 juillet 2011
Eurockeennes 2011 Dimanche 3 journée de cloture
Les Eurockeennes de Belfort
Stromae lui a subit une longue panne de son, alors que sa mise en scene est trés fignolée, dommage, mais il s'en est pas trop mal sorti pour entretenir l'ambiance, il faut dire que son public était trés participatif.